Le coût du burnout lié à l’upskilling : ce que les RH et les dirigeants sous-estiment
février 6, 2026
9 minutes
By developer
L’upskilling est devenu une priorité stratégique. Les entreprises investissent massivement dans les plateformes de formation, les outils d’intelligence artificielle et les programmes de développement continu. Pourtant, malgré ces investissements, la productivité stagne, l’engagement recule et le burnout progresse.
Le problème n’est pas la formation en elle-même. Le véritable enjeu est le coût du burnout lié à l’upskilling, lorsque les exigences d’apprentissage s’ajoutent à des rôles déjà saturés. Ce coût reste largement invisible dans les tableaux de bord RH, mais il impacte directement la performance, la rétention et le retour sur investissement des actions L&D.
Qu’est-ce que le coût du burnout lié à l’upskilling, concrètement ?
Le coût du burnout lié à l’upskilling désigne l’ensemble des pertes financières, cognitives et organisationnelles qui apparaissent lorsque les collaborateurs doivent monter en compétences sans disposer du temps, de la capacité mentale ou de la sécurité psychologique nécessaires.
Dans ces conditions, l’apprentissage ne soutient plus la performance. Il génère du stress, fragilise l’engagement et crée une véritable taxe invisible sur l’exécution opérationnelle.
Un impact financier du burnout encore largement sous-estimé par les entreprises
Le burnout est encore trop souvent traité comme un sujet de bien-être individuel. En réalité, il s’agit d’un risque business mesurable.
Les coûts liés au burnout ne figurent pas sur une seule ligne budgétaire. Ils s’accumulent à travers :
- une baisse durable de la productivité
- une augmentation du turnover, notamment chez les profils performants
- une hausse de l’absentéisme et des coûts de santé
- une multiplication des erreurs et une fatigue décisionnelle
Lorsque ces pertes sont amplifiées par des dispositifs d’upskilling mal conçus, l’entreprise paie deux fois : pour la formation, puis pour les dégâts qu’elle engendre.
Pourquoi les managers sont devenus un point de fragilité face au burnout
Les managers occupent une position centrale. Ils sont responsables à la fois de la performance, de l’engagement des équipes et de l’adoption des dispositifs de formation.
De nombreuses études montrent que le manager direct est le premier facteur d’engagement d’un collaborateur. Pourtant, l’engagement managérial est en recul. Les managers doivent livrer plus, plus vite, tout en protégeant leurs équipes et en intégrant de nouveaux apprentissages, souvent sans ressources supplémentaires.
Ce déséquilibre transforme progressivement les managers en amplificateurs de burnout, parfois malgré eux.
La surcharge cognitive : le facteur invisible qui fait échouer l’upskilling
La majorité des salariés se déclarent aujourd’hui submergés par le rythme de travail, la multiplication des réunions, les outils numériques et le flux constant d’informations. Ajouter des formations obligatoires dans cet environnement ne crée pas de montée en compétences, mais une surcharge cognitive.
Les sciences cognitives sont claires : la mémoire de travail humaine ne peut traiter qu’un nombre limité d’informations simultanément. Lorsque les exigences opérationnelles et les exigences d’apprentissage se disputent la même capacité mentale, la performance peut chuter de manière significative.
L’upskilling se transforme alors en « busywork digital » : fragmenté, stressant et peu efficace.
Quand l’upskilling repose sur la peur, le burnout s’accélère
Un autre facteur largement sous-estimé est la motivation. Une part croissante des collaborateurs se forment non par curiosité ou envie de progresser, mais par peur de l’obsolescence ou du déclassement.
L’apprentissage motivé par la peur est moins efficace que l’apprentissage motivé par l’intérêt. Il augmente l’anxiété, réduit la mémorisation et accélère l’épuisement émotionnel, ce qui accroît mécaniquement le risque de départ.
Le vrai coût organisationnel de l’upskilling mal piloté
Remplacer un collaborateur coûte généralement entre 50 % et 200 % de son salaire annuel. Les troubles liés au stress peuvent augmenter les coûts de santé de 15 à 30 %.
Dans les organisations de taille moyenne ou grande, les coûts liés au burnout dépassent fréquemment le budget annuel de formation.
Comment développer les leaders sans accroître le burnout
Les situations d’apprentissage les plus risquées ne sont pas techniques, mais humaines : donner du feedback, gérer un conflit, annoncer une décision difficile ou poser des limites.
Apprendre ces compétences dans des contextes publics et à forts enjeux génère une forte anxiété de performance, facteur clé du burnout managérial.
Créer un espace d’apprentissage sécurisé pour les compétences à fort enjeu
Une autre approche de l’upskilling devient alors indispensable. Les dispositifs de coaching augmentés par l’IA, comme ceux proposés par la plateforme de coaching Coachello, offrent un environnement sécurisé où managers et collaborateurs peuvent s’entraîner à des situations réelles sans jugement.
Plutôt que des modules génériques, les apprenants travaillent sur des scénarios concrets (feedback difficile, surcharge de travail, communication managériale), directement intégrés dans leurs outils quotidiens comme Slack ou Microsoft Teams. Cela réduit les changements de contexte, identifiés comme une cause majeure de fatigue cognitive.
L’apprentissage devient progressif, contextualisé et soutenable sur le plan mental.
Upskilling et burnout : un enjeu stratégique pour les RH et les dirigeants
En 2026, l’avantage compétitif n’appartiendra pas aux organisations qui exigent le plus d’apprentissage, mais à celles qui conçoivent l’apprentissage dans le respect des limites cognitives humaines.
En combinant coaching humain et environnements de pratique augmentés par l’IA, Coachello permet aux entreprises de réduire le burnout tout en comblant les écarts de compétences, en protégeant leur ressource la plus précieuse : l’énergie mentale des équipes.
Questions fréquentes sur le burnout et l’upskilling
L’upskilling peut-il provoquer du burnout ?
L’upskilling en lui-même ne provoque pas le burnout. Le burnout apparaît lorsque les exigences de formation s’ajoutent à des charges de travail déjà élevées, sans libération de temps, de capacité mentale ou de sécurité psychologique. Dans ce contexte, l’apprentissage devient une source de stress plutôt qu’un levier de performance.
Qu’entend-on par “coût du burnout lié à l’upskilling” ?
Le coût du burnout lié à l’upskilling correspond aux pertes financières, organisationnelles et humaines générées par des dispositifs de formation mal intégrés au travail réel. Cela inclut la baisse de productivité, l’augmentation du turnover, l’absentéisme et la dégradation de l’engagement.
Pourquoi de nombreux programmes de formation échouent-ils aujourd’hui ?
De nombreux programmes échouent car ils ignorent les limites cognitives humaines. Lorsque les collaborateurs doivent apprendre tout en maintenant un niveau d’exécution élevé, l’apprentissage entre en concurrence avec le travail opérationnel, ce qui entraîne fatigue mentale, stress et faible transfert des compétences.
Quel est le lien entre surcharge cognitive et inefficacité de l’apprentissage ?
La surcharge cognitive réduit la capacité du cerveau à traiter et mémoriser de nouvelles informations. Lorsque la mémoire de travail est saturée par les tâches, les réunions et les interruptions, l’efficacité de l’apprentissage chute fortement et la performance globale peut se dégrader.
Pourquoi les managers sont-ils particulièrement exposés au burnout ?
Les managers cumulent des responsabilités de performance, d’animation d’équipe et d’accompagnement humain. Lorsqu’on leur demande en plus d’intégrer des exigences d’upskilling sans soutien ou ajustement de charge, ils deviennent un point de fragilité majeur et peuvent amplifier le burnout au sein des équipes.
L’apprentissage basé sur la peur est-il efficace ?
Non. L’apprentissage motivé par la peur de l’obsolescence ou du déclassement est moins efficace que l’apprentissage motivé par l’intérêt. Il augmente l’anxiété, réduit la mémorisation et accélère l’épuisement émotionnel, ce qui accroît le risque de désengagement et de départ.
Comment les RH peuvent-elles réduire le burnout tout en développant les compétences ?
Les RH peuvent limiter le burnout en intégrant l’apprentissage dans le travail quotidien, en réduisant les changements de contexte, en priorisant la pratique concrète et en offrant des espaces sécurisés où les collaborateurs peuvent s’entraîner sans pression de performance.
Quel rôle joue le coaching IA dans la prévention du burnout ?
Le coaching augmenté par l’IA permet de proposer des moments d’apprentissage courts, contextualisés et intégrés aux outils de travail. Il favorise la répétition et la mise en pratique sans ajouter de surcharge cognitive, ce qui réduit le risque de burnout lié à l’upskilling.
Quelle est l’erreur la plus fréquente des organisations face à l’upskilling ?
L’erreur la plus fréquente est de considérer la capacité d’apprentissage comme illimitée. Sans libération de bande passante cognitive, l’upskilling devient un facteur de stress et non un levier de croissance durable.
Partagez cet article
Articles connexes
Coaching IA
Coaching IA pour les RH : développer la mobilité interne, le leadership et la rétention des talents
Read more
Plateforme de Coaching
Plateforme de coaching en entreprise : ce que les RH attendent vraiment en 2026
Read more
Coaching et RH
10 types de coaching en entreprise expliqués
Read more
Envie de voir une démo ?
Prenez 15 minutes et découvrez comment déployer en quelques clics du coaching (externe, interne et assisté par IA), le tout sur une seule et même plateforme.
Entrez votre email et nous vous enverrons la brochure